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Requin blanc nageant près de deux surfeurs, vu d'en haut par un drone
Requin blanc près de deux surfeurs, vu par drone (Californie). Photo : Rex et al. via Wikimedia Commons, CC BY 4.0, recadrée.

Requins : un drone sentinelle pour protéger les nageurs des JO 2028

En Californie, des chercheurs testent un bateau autonome solaire qui embarque son propre drone pour repérer les requins.

Océan5 min de lecture

Un bateau sans équipage, un panneau solaire, un drone à bord et une mission : repérer les requins avant qu'ils ne croisent la route des nageurs. Ce n'est pas le pitch d'un film catastrophe, c'est un projet de drone surveillance requins testé en ce moment en Californie.

Derrière l'engin, des chercheurs qui ont un rendez-vous en tête : les Jeux olympiques de Los Angeles 2028. On vous explique comment fonctionne cette sentinelle des mers, ce qu'elle peut apporter et pourquoi le sujet résonne jusqu'à La Réunion.

Un bateau autonome qui embarque son propre drone

Le projet est porté par le Shark Lab de l'université d'État de Californie à Long Beach, dirigé par le biologiste Chris Lowe. Son prototype : un bateau autonome à énergie solaire d'environ trois mètres de long, à peu près large comme un paddle.

Son rôle ? Patrouiller seul le long des côtes du sud de la Californie et envoyer des alertes en temps réel aux sauveteurs postés sur la plage. Pas besoin d'équipage, pas besoin de carburant : le soleil fait tourner la boutique.

Trois sens pour un seul objectif

L'engin combine trois façons de détecter un requin :

  • l'oreille : il capte les signaux des requins équipés de balises acoustiques qui passent sous la surface ;
  • le nez : il prélève de l'eau pour y chercher l'ADN du requin blanc ;
  • l'œil : il fait décoller un drone qui survole la zone et repère les squales depuis le ciel.
Fiche technique Détail
Porteur du projet Shark Lab, Cal State Long Beach
Longueur environ 3 mètres
Énergie solaire
Détection balises acoustiques, ADN environnemental, drone embarqué
Sortie alertes en temps réel aux sauveteurs
Échéance visée JO de Los Angeles 2028

Drone surveillance requins : pourquoi le ciel change tout

Depuis une plage, l'œil humain voit la surface… et pas grand-chose d'autre. Les reflets, la houle et l'angle de vue rasant cachent ce qui se passe à quelques mètres du bord. Un drone, lui, regarde d'en haut. Avec un angle plongeant, la silhouette d'un animal se détache bien plus nettement sur le fond.

Le Shark Lab utilise d'ailleurs déjà des drones aériens et des stations d'écoute sous-marines le long de la côte californienne. La nouveauté, c'est de tout réunir sur une même plateforme mobile, capable d'aller là où les sauveteurs ont besoin d'informations.

Les limites assumées

Le système a ses conditions. Chris Lowe le reconnaît : sans requins balisés dans l'eau, la partie acoustique ne sert à rien. Le laboratoire a déjà marqué des centaines de jeunes requins blancs, et le balisage doit continuer.

Autre point noir : l'argent. Le financement public qui a permis de construire le bateau arrive à échéance cet automne. Le laboratoire pourrait devoir réduire certains développements.

Cap sur les JO de Los Angeles 2028

L'objectif est clair : mieux protéger les athlètes. Deux épreuves sont directement concernées :

  • la nage en eau libre, prévue dans le port de Long Beach, où des requins blancs ont déjà été observés ;
  • le surf, programmé dans le comté d'Orange.

Pour des épreuves diffusées dans le monde entier, l'enjeu est double : la sécurité des sportifs et la sérénité de l'organisation. Une sentinelle discrète, qui patrouille sans relâche, coche les deux cases.

Pour votre établissement

Ce que ça change pour votre établissement

Le sujet parle forcément à La Réunion, où le drone est déjà un outil de surveillance du littoral. Il voit ce qu'on ne voit pas depuis la plage. Mais au-delà de la sécurité, ce projet rappelle une évidence pour les établissements du bord de mer : la vue du ciel raconte un lieu mieux que n'importe quel plan au sol.

Pour un hôtel les pieds dans l'eau, un beach club ou un restaurant de front de mer, quelques pistes concrètes :

  1. Montrez le lagon, pas seulement la piscine. Un plan aérien révèle la couleur de l'eau, la barrière de corail, l'accès à la plage. C'est souvent ce qui déclenche la réservation.
  2. Racontez le trajet. Un vol immersif FPV peut partir du bar, traverser la terrasse et filer au-dessus du sable en un seul plan continu.
  3. Situez-vous. Les images de la zone de chalandise (plage, centre-ville, points d'intérêt) aident vos clients à se projeter.
  4. Respectez les règles du littoral. Les vols au-dessus de zones fréquentées ou protégées obéissent à des règles précises : DGAC à La Réunion comme en métropole, Department of Civil Aviation à l'île Maurice. Un télépilote professionnel les vérifie avant de décoller.

Découvrez nos prestations sur place : prise de vue drone à La Réunion et à l'île Maurice.

Questions fréquentes

Comment fonctionne ce système de drone surveillance requins ?

Un bateau autonome solaire patrouille le long de la côte. Il écoute les requins balisés, analyse l'eau pour y détecter l'ADN du requin blanc et fait décoller un drone pour repérer les animaux depuis le ciel. Les informations sont transmises en temps réel aux sauveteurs.

Quelles épreuves des JO 2028 sont concernées ?

Le projet vise surtout la nage en eau libre, prévue dans le port de Long Beach, et les épreuves de surf organisées dans le comté d'Orange.

Peut-on filmer une plage par drone pour promouvoir un hôtel ?

Oui, à condition de respecter la réglementation en vigueur et les zones aériennes du secteur, notamment au-dessus des personnes et des espaces protégés. Un télépilote professionnel prépare le vol et vérifie ces contraintes en amont.

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